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La propriété Morand est localisée sur le territoire de la Baie-James dans la province de Québec à environ 72 km à l'ouest de la municipalité de Radisson et directement au nord de la rivière La Grande. La propriété est constituée de 177 claims contigus désignés sur carte qui couvrent une superficie totale de 89,91 km2. Elle appartient à 100 % à Exploration NQ Inc. et elle est sujette à une redevance de 2 % sur les produits nets d'affinage. Les roches de la propriété appartiennent à la sous-province de La Grande, une division de la province géologique du Supérieur. Les lithologies identifiées consistent essentiellement en granite recoupé de dykes de pegmatites. Dans les années 70, le levé géochimique régional de sédiments de fond de lac de la Société de développement de la Baie-James (SDBJ) a identifié des secteurs anomaux en uranium, thorium et or. Des campagnes de prospection ont mené à la découverte de 8 indices en uranium-thorium et or. Le meilleur résultat provient d'un échantillon choisi prélevé sur une pegmatite qui a donné une teneur de 5,9 % U3O8, 5,2 % Cb2O5 et 0,45 % ThO2. Plusieurs pegmatites uranifères ont été identifiées, mais leur potentiel n'a pas été confirmé, malgré une série de 6 trous de forage réalisés par la SDBJ en 1980. Aucun des forages n'avait été planifié dans le but de tester l'extension des pegmatites. En 2007, un levé géochimique contenant 70 échantillons de sédiments de fond de lac a été effectué. L'interprétation préliminaire indique à nouveau des anomalies en uranium, Thorium et or. En 2008, Exploration NQ inc. a complété sa première campagne d'exploration. Les travaux ont consisté en prospection et reconnaissance géologique, suivi d'un levé magnétique-radiométrique héliporté. Au mois de juillet 2008, deux journées de prospection ont permis de retrouver, de ré-échantillonner et d'évaluer l'ensemble des indices d'uranium et de thorium découverts au début des années 80'. Au total, 22 échantillons ont été prélevés et analysés pour les minéraux économiques dont l'uranium et le thorium. Les indices d'uranium-thorium sont associés à des dykes de pegmatite leucocrate de dimension métrique caractérisés par des comptes par seconde de radioactivité variant entre 1 000 à 6 000 (Radiation Solution RS-120). Le champ de pegmatites uranifères s’étend sur au moins 2 par 3 kilomètres. Le meilleur résultat d'analyse provient du centre de la propriété où un échantillon choisi a retourné des valeurs de 0,13 % U et 490 ppm Th. Le levé géophysique aéroporté a été réalisé en octobre 2008. Ce levé a décelé la présence de plusieurs anomalies radiométriques de bonne envergure. Selon le rapport d’interprétation, 3 cibles d’exploration de première priorité pour l’or et 5 cibles d’exploration de première priorité pour l’uranium ont été identifiées et méritent un suivi. Elles sont toutes regroupées dans le centre de la propriété, là où ont été localisées les pegmatites uranifères, qui montrent certaines similitudes avec les dykes d’alaskites du camp uranifère de Rossing en Namibie.
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